MARDI 20 JUIN • 10h00

Programme de recherche archéologique franco-mauritanien – CUPRUM – Programme de recherche archéologique franco-mauritanien

Seconde campagne, Avril – Juin 2017

L’ensemble de l’équipe, avec le soutien du MAEDI et de la MCM, ainsi que l’ensemble des partenaires du programme franco-mauritanien CUPRUM, vous présente les résultats préliminaires des recherches de terrain 2017 qui éclairent la question de l’origine(s) du développement de la métallurgie du cuivre et des dynamiques induites par le métal dans les cultures au cours de l’Holocène en Mauritanie et plus généralement en Afrique de l’Ouest.

La campagne 2017 du programme CUPRUM a visé trois objectifs majeurs : 1- fouilles d’une mine et d’un site métallurgique, 2- études approfondies de secteurs en prévisions de futures recherches, et 3- prospections exploratoires entre les districts métallifères d’Akjoujt et de Taziast. Ces recherches ont été menées par une équipe dynamique internationale (Mauritanie, France, Italie, Allemagne, États-Unis) d’archéologues, de géologues, de chercheurs, de spécialistes et d’étudiants. La démarche de recherche novatrice croise plusieurs disciplines : archéologie, étude minière, géologie, métallogénie, métallurgie, archéométallurgie, sciences du laboratoire et archéométrie.

Cette seconde campagne s’est focalisée sur la fouille et l’étude de ces sites essentiels. Le secteur nord-est du Guelb-Moghrein, caractérisé par un réseau de mines préhistoriques et d’activités associées à la métallurgie minière et extractrice, fut fouillé. De même, des fouilles furent réalisées sur le site de Lemdena, où plusieurs indices métallurgiques furent découverts en 2016.

Une étude approfondie fut menée au niveau la mine de « Sainte Barbe » dans le massif d’Irarchène et au niveau de l’une des structures d’extraction minière du secteur 5 du massif de Leigletat El Khader. Des recherches similaires ont également été menées sur deux sites métallurgiques découverts en 2016 sur les cordons dunaires de la Dkhaina et Labara.

Des prospections, couplées à une étude qualitative et quantitative du matériel, ont été menées sur les cordons dunaires du Draa Oummat El Beid, de l’Akchar et de l’Azefal. Elles ont permis d’identifier, de renseigner et de géoréférencer des sites liés à la métallurgie ancienne.

Ces études approfondies et ces prospections préparent et préfigurent, d’une part, de nouvelles recherches de terrain (2018 – 2019), et d’autre part, le projet WAAM, « Western Africa Ancient Metallurgies » (2019-2022).

 

Par A. Courcier (1), E. Dadi (2), T. Bellah Hamoud (3), A. Celauro (4), P. Coutros (5), D. Grebenart (6), A. Maas (7), M.A. Ould Bagga, S. M. Ould Ethmane (8), N. M. K. Salihy (9)

1) Antoine Courcier, membre associé au laboratoire TRACES, CNRS-UMR 5608, co-directeur du programme CUPRUM, chef de mission archéologique, Toulouse, France
2) Ethmane Dadi, co-directeur du programme CUPRUM, IMRFP, Nouakchott, Mauritanie
3) Teyib Bellah Hamoud, étudiant en master d’histoire, Université de Nouakchott, Mauritanie
4) Angella Celauro, chercheur post-doc, archéomètre, Université de Rome, Italie
5) Peter Coutros, chercheur post-doc, céramologue, département d’anthropologie, Université de Yale, Etats-Unis
6) Danilo Grebenart, directeur de recherche émérite, Préhistorien, laboratoire LAMPEA, Université d’Aix-en-Provence, France
7) Alexander Maas, chercheur post-doc, archéologue minier préhistorien, Université Fribourg, Allemagne
8) Mohamed Abdoullah Ould Bagga, Géologue, département Développement Ressources de la compagnie minière Mauritanian Copper Mines (MCM)
9) Sidi Mohamed Ould Ethmane, étudiant en master de migration et territoire à l’Université de Nouakchott, Mauritanie
10) Nami Mohamed Kaber Salihy, Directeur du Patrimoine Culturel, Ministère de la Culture et de l’Artisanat, Mauritanie