Résultat des DICTÉES

UN GRAND BRAVO AUX GAGNANTS DE LA DICTÉE ADULTE 2014

L’Institut français de Mauritanie est heureux de vous annoncer les résultats de la Dictée 2014 :
1- LY Oumou Salam
2- DIA Abou
3- DIAGANA Kissima
4- DIAW Harouna

Mention spéciale à :
-CHERIF Sarah
-DERVAUX Julie

Et hop, le texte sans faute d’orthographe :

Les Français disputent à l’envi de leur orthographe. Qu’elle ait fâcheuse réputation, on n’en saurait douter. Qu’on n’en conclue pas qu’elle est illogique. Quelques problèmes qu’elle pose (et ils sont nombreux), quelles que soient les difficultés qu’elle soulève, quelque embrouillées qu’en paraissent les règles, elle n’exige qu’un peu de travail et de méthode. Les grammairiens ne se sont pas seulement donné la peine de la codifier : ils se sont plu à la rendre accessible. Quoi qu’on en ait pu dire, le travail auquel ils se sont astreints n’a pas été inutile. Les efforts qu’il a coûtés et les recherches qu’il a nécessitées ne doivent pas être sous-estimés.

Que ce soit ignorance ou laisser-aller, beaucoup trop d’élèves tombent sans remords dans les traquenards de l’écriture. On hésite maintes fois avant d’écrire les infinitifs agrandir, agripper, aggraver, aligner, alléger, apurer, aplatir, appauvrir, etc. On s’embrouille fréquemment dans les suffixes : ceux par exemple d’atterrir et amerrir; de tension et rétention; de remontoir et promontoire; de vermisseau, souriceau et levraut; de trembloter, toussoter, crachoter, frisotter, ballotter, grelotter; de dévouement, repliement, éternuement, braiment, châtiment; de gaiement, gentiment, éperdument, dûment, crûment, etc.

Qu’on ne croie pas ces distinctions injustifiées. Quoiqu’on n’en voie pas toujours la raison sur-le-champ, on n’en saurait vraiment diminuer le nombre qu’au dépens de la clarté. Hormis quelques-unes, elles ne sont dues qu’au souci de distinguer graphiquement les particules homonymes. Les quelque quatre mille familles de mots qui figurent dans notre lexique sont, au surplus, régulières. Le radical y apparaît constamment sous la même forme. Certaines font désormais exception : celles notamment où l’on trouve les mots barils, baricaut; combattant, combatif; cantonade, cantonal; encolure, accolade; déshonorer, déshonneur; irascible, irriter; follement, affolement; consonance, dissonance; imbécile, imbécillité, etc. Quant aux désinences verbales, elles sont parfois difficiles à appliquer. Sachons écrire sans hésitation celles de l’impératif (va, cueille, tressaille), du subjonctif (que nous criions, fuyions, ayons, soyons), du futur (j’avouerai, tu concluras, il nettoiera, j’essuierai, nous mourrons, vous pourrez), du présent (je revêts, tu couds, il geint, tu feins, il résout, il martèle, tu époussettes, il furète, j’écartèle, etc.)

Ce texte, où l’on n’a voulu citer que des mots du vocabulaire courant, montre que notre orthographe est souvent compliquée, voire ambiguë. Mais elle est inséparable de la langue.